Wonder – R.J Palacio

“- Pourquoi est-ce que je suis si moche, maman ? murmurai-je.

– Mais non, mon chéri…

– Je sais bien que je suis un monstre.

Elle m’embrassa partout sur le visage. Elle embrassa mes yeux qui tombaient trop bas. Elle embrassa mes joues qui sont si creuses qu’on dirait que quelqu’un y a enfoncé son poing. Elle embrassa ma bouche de tortue.

Ses paroles, douces, m’ont apaisé. Mais aucun mot ne pourra jamais changer mon visage.”

Salut les amis, j’espère que vous allez bien ?

J’arrive très en retard avec cette lecture, car cela fait quelque temps que j’ai lu le livre. Je souhaitais absolument le lire avant la sortie du film, ce qui fut le cas, mais je ne vous le présente avec pas mal de retard finalement. Néanmoins, il n’est jamais trop tard pour partager une belle lecture avec vous. Alors pour ceux qui ne se sont toujours pas laissé tenter par le livre ou le film, j’espère que ça vous aidera.

Wonder qu’est-ce que c’est ?

Roman à succès dès sa sortie, Wonder a su émouvoir un large public. Ce premier roman de R.J Palacio, une graphiste et nouvellement écrivain et déjà bestseller dans plusieurs pays, a été récompensé en France par « Le grand prix des lecteurs » du journal de Mickey en 2013 (lecture dès 9 ans). Ce prix récompense le meilleur roman et la meilleurs BD des lecteurs Du journal de Mickey. Le Jury est composé de jeunes âgés de 8 à 14 ans.  Vous pouvez le trouver au format poche, aux éditions PKJ, pour le prix de 8€ pour environ 500 pages.

De quoi ça parle ?

Nous allons suivre le parcours d’August Pullman, un jeune garçon âgé de 10 ans qui s’apprête à faire sa grande rentrée au collège. Il ne s’agit pas d’un simple rentré pour lui, car il s’agira de sa toute première rentrée dans un établissement public. Jusque-là, August suivait des cours à domicile à cause de ses multiples maladies qui font qu’il souffre d’une malformation faciale. Du genre très rare, vous voyez.  Imaginez un élève au visage difforme côtoyer un collège rempli de jeunes ados pré-puberts? C’est ce que nous allons découvrir.

Qui est donc August Pullman ?

 

“-Je te jure, si j’avais sa tête, je me cacherais sous une capuche tous les jours, dit Julian en riant sous son masque.

– J’y ai bien réfléchi, déclara une momie comme si c’était un sujet très grave. Si j’avais une tête comme ça, je pense que je me suiciderais.”

 

Décrire les maladies dont souffre August, Auggie, pour les intimes, serait trop complexe pour moi tant elles sont rares. Pour faire simple, il souffre de deux maladies rares autant l’une que l’autre. Malheureusement pour lui, il avait une chance sur 1 million d’hériter des deux en même temps. Résultat ? un visage pas comme les autres, mais ne vous méprenez pas, il ne souffre d’aucun handicap moteur.

August, c’est un enfant qui a souffert plus qu’aucune personne de son entourage. Pour autant, cette situation lui a permis d’acquérir comme un 6e sens : celui de voir d’un œil plus aiguisé ceux qui le regardent. Vous savez… ces passants, qui par surprise ne peuvent s’empêcher d’exprimer l’horreur sur leur visage.

Sa plus grande force ? l’humour et l’autodérision. Il n’hésite pas à rire de son propre physique et c’est d’ailleurs l’une de ses particularités que j’ai le plus aimée. S’il m’avait paru un peu enfantin au début mais après tout, il n’a que 10 ans donc c’est tout à fait normal. Je me suis énormément attaché au personnage, sa famille et ses amis. Car oui des amies il s’en fera.

La narration

Texte adapté à un jeune public, il se lit donc très rapidement. Si vous êtes friands comme moi des points de vus alternées entre plusieurs personnages vous serez servie. On suit pas moins de 5 ou 6 point de vue différents. La raison de l’utilisation de différents points de vue n’est pas anodine, car cela nous permet d’avoir l’avis de plusieurs personnages sur le cas d’Auggie : comment s’est passé leur rencontre, comment ils s’y sont pris avec lui et est-ce que leur rencontre a eu un impact dans leur vie etc.  C’est également grâce aux regards qu’ils portent sur August que nous nous faisons une idée de son apparence physique car de lui-même August ne nous dira rien si ce n’est la chose suivante :

« Je m’appelle August, je ne me décrirais pas. Quoi se vous imaginez, c’est sans doute pire ».

Voici une lecture qui m’a touché en plein cœur.

J’avais découvert ce roman grâce à des booktubeurs il y a très longtemps de cela. Mais c’est à l’annonce de la sortie du film que je m’y suis ré intéressé. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus dramatique alors qu’en réalité pas du tout. Au contraire ! J’ai même beaucoup ri. Même si August souffre d’une maladie rare, je pense que beaucoup de jeunes pourront s’identifier à lui. Beaucoup de personnes soignent leur image afin de ne pas se faire remarquer, quand d’autre font tout pour cacher leur défaut physique s’ils en ont. Quand j’ai lu Wonder, je me suis dit que tout était possible. Qu’être atypique n’est pas une mauvaise chose et que quoi qu’il arrive tu trouveras dans ce monde des personnes qui t’aime pour ce que tu es réellement.

De voir à quel point August gardait le sourire malgré ce qui lui arrivait m’a énormément touché. Si seulement à son âge j’avais pu avoir le même courage. Je ne dis pas qu’il n’a jamais eu peur de se montrer, bien au contraire, il a même été plusieurs fois blessé par l’attitude de certains. Néanmoins il a su prendre à profil sa particularité pour qu’on ne le prenne pas en pitié.

J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur fait en sorte de ne pas pour autant relativiser la maladie d’Auguste à nos yeux. Même si le but n’est pas de nous faire pleurer à chaudes larmes, elle nous fait par ailleurs comprendre qu’une telle maladie n’est pas toujours facile à accepter par la famille. P.J Palecio, ne nous ment pas. Elle n’édulcore pas. Ce n’est pas toujours facile, parfois on peut envier la normalité. Et ça peut semblait injuste pour Auggie mais c’est la réalité. Un enfant de 10 ans est capable de comprendre les préoccupations des adultes.

Alors à tous ce qui se sentent différent, le physique ne fait pas tout. Tu croiseras certainement dans ton chemin des personnes qui te voudront du mal, qui te jugeront par ce que tu n’entres pas dans les normes : norme qu’ils essayent d’imposer. Mais sache que tu feras également de belle rencontre, et n’oublie pas que tu n’es jamais seul dans ton cas. N’est pas honte d’être différent car cela te rend atypique et unique aux yeux des autres.

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. Tu n’as pas besoin d’yeux pour aimer. »

Sur ces mots, je vous laisse et je vous souhaite à tous une excellente journée.

« Ne jugez pas un livre, garçon sur sa couverture son apparence. »

 

Merci d’avoir lu cette chronique jusqu’au bout et a très bientôt sur le blog 😉

Des bisous, Effy Dreams

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