Qui es-tu Alaska ? – John Green

Qui es-tu Alaska ? – John Green

« – Bon, je ne vais pas faire partie de ces gens qui passent leur temps à raconter ce qu’ils ont l’intention de faire plus tard. Je vais le faire, c’est tout. Imaginer l’avenir est une forme de nostalgie.

– Hein ?

– On passe sa vie coincée dans le labyrinthe à essayer de trouver le moyen d’en sortir, en se régalant à l’avance à cette perspective. Et rêver l’avenir permet de continuer, sauf qu’on ne passe jamais à la réalisation. On se sert de l’avenir pour échapper au présent. »

Salut les amis, j’espère que vous allez bien ?

Cela faisait un moment que je voulais lire d’autres romans de John Green après avoir adoré « Nos étoiles contraires ». En tout cas à l’époque. Lorsque je me suis promenée dans le CDI du collège où je travaille, il y avait tous les romans de l’auteur alors je me suis dit que c’était l’occasion idéal pour en lire plus. J’ai opté pour « Qui es-tu Alaska ? » qui d’après les lecteurs de « Nos étoiles contraires » est plutôt pas mal.

Il s’agit du tout premier roman de John Green, publié en 2007 en France aux Editions Gallimard Jeunesse. J’ai appris par hasard sur la chaîne YouTube de l’auteur, « vlogbrothers » que son roman allait être adapté en série de huit épisodes sur la plateforme Hulu. Il en a d’ailleurs profité pour nous parler un peu plus des détails sur l’écriture de son roman.

Je ne retrouve plus sa vidéo donc je me demande si le projet est toujours d’actualité.

Pour la petite info, Il avait 28 ans en 2005 lorsqu’il a terminé d’écrire son bouquin. « Qui es-tu Alaska ? » avait été bien vendu, mais pas forcément au point de déménager pour New York et quittez son job. A cette époque-là, ils n’avaient pas énormément d’argent.

Puis un jour, Hollywood s’est intéressé à son livre pour l’adapter au cinéma. Du jour au lendemain il est passé d’une simple personne où son livre a eu moyennement du succès, a une personne qui a reçu un gros chèque pour le faire adapter au cinéma. Sa vie changea d’un instant. Un studio a racheté les droits du livre à vie. Après quelque temps de réflexion l’idée d’en faire un film a été abandonné par le studio qui souhaitait en faire un film qui s’éloignait un peu trop de l’œuvre originale. Finalement, plusieurs années plus tard, une série va voir le jour très prochainement.

« Qui es-tu Alaska ? », de John Green, traduit par Catherine Gibert, édition Gallimard Jeunesse (Pôle Fiction), 416 pages, 8,15€

Quatrième de couverture :

« Miles Halter a seize ans mais n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l’insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante. Amitiés fortes, amour, transgression, quête de sens : un roman qui fait rire, et fondre en larmes l’instant d’après… « Le défi en écrivant « Qui es-tu Alaska ? » était de comprendre qu’un roman est là pour révéler la vérité, sans se préoccuper des faits. Car pour citer William Faulkner : « C’est la vérité qui m’intéresse, pas les faits » » John Green. »

Je ne vais pas m’éterniser aujourd’hui car j’ai lu ce livre assez rapidement et il y a quelques mois maintenant et même si j’ai apprécié ma lecture, elle ne m’a pas plus marqué que cela finalement. Seulement, à l’annonce d’une série adaptée de ce roman, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir vous en parler. La première chose qui me vient à l’esprit est que j’avais préféré « Nos étoiles contraires ». (Je sais je ne devrais pas les comparer, mais je ne peux pas m’en empêcher 😭)

« Donc ce type, ai-je dit de la porte du salon. François Rabelais, le poète, a dit que son lit de mort : « Je pars en quête d’un Grand Peut-Être. » Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d’être mort pour partir en quête d’un Grand Peut-Être. »

Dès le début j’ai été intriguée par ce « AVANT ». Il s’est passé quelque chose, mais on ignore quoi. Avec le temps, on finit par comprendre que ça implique forcément l’un de nos personnages clés. Qui donc ? Miles le solitaire, celui qui nous fait découvrir l’histoire ou bien le dit « Colonel », son coloc de chambre et son opposé en bien des façons. Pourtant, ces deux-là vont devenir inséparable. Et si c’était Alaska, l’énigmatique, lunatique et envoutante Alaska Young. Quelque chose s’est produit. Plus on avance dans l’histoire et plus on devient parano et on se demande ce qui va leur arriver. Quelque chose de bien ? de mal ? Au vu des circonstances, ça ne peut être que quelque chose de….

Des indices nous sont disposés par-ci et par la et finalement je pense qu’on est beaucoup à avoir vu venir le « APRES ». Après ce fameux jour où l’existence de ces jeunes adultes a basculé. La faute à qui ? La faute à quoi ? Ce n’est pas le plus important au final. Le fait est que ça s’est produit quoi que l’on puisse dire ou faire.

« Ma peur, la voilà, j’ai perdu quelque chose d’important que je ne peux pas retrouver alors que j’en ai besoin. C’est la peur du type qui a perdu ses lunettes et à qui l’opticien annonce qu’il n’y en a plus une seule paire dans le monde entier, qu’il devra faire sans dorénavant. »

Lorsque j’ai lu ce livre j’avais l’impression de faire partie de cette bande de grands ados. A L’image de Miles, qui a découvert la vie universitaire et ses travers, les bonnes et les moins bonnes expériences lorsque l’on devient autonome. Avant son entré à l’université, il était solitaire et n’avait qu’un seul ami. Faire partie d’un campus lui a permis de s’ouvrir aux autres et d’expérimenter une autre vie par la même occasion.

Vous savez pourquoi le livre se prénomme « Qui es-tu Alaska ? », car jusqu’à la dernière page du livre on ne cessera de se demander qui elle était réellement. Elle était tout et rien à la fois. On pensait la connaitre, la comprendre mais finalement on n’a jamais pu la percer à jour, à l’exception du fait qu’elle cachait un terrible passé.


Elle ne m’a même pas regardé. Elle sourit, les yeux rivés sur l’écran.

Tu ne me cerneras jamais. Tout est là. »

« Parfois j’ai du mal à te cerner, ai-je dit.

Elle ne m’a même pas regardé. Elle sourit, les yeux rivés sur l’écran.

Tu ne me cerneras jamais. Tout est là. »

« Parfois j’ai du mal à te cerner, ai-je dit.

J’ai bien aimé le fait que l’auteur nous ai partagé une partie de sa passion à travers le personnage de Miles qui est de se rappeler les dernières paroles de personnages célèbres. Étrange comme passion, mais pourquoi pas. Cela peut sembler morbide. Cependant, dans l’histoire elle prend une dimension plutôt drôle.

Ce fut une bonne lecture mais sans plus. Les personnages sont assez drôles dans l’ensemble et l’histoire se lit très facilement. C’est typiquement le genre d’histoire que les ados peuvent adorer mais en même temps qui peut les toucher. Je ne me suis pas spécialement identifiée aux personnages et à l’histoire mais j’imagine que ce type d’histoire peut toucher pas mal de personnes. Malgré une fin qui traînait en longueur, je suis tout de même satisfaite de ma lecture. Pour tous ceux qui ont aimé les romans de John Green, je vous le recommande.

N’hésitez pas à me dire qu’elles sont parmi les romans de John Green, ceux que vous avez aimés ou pas et qu’elles sont ceux que vous me recommandez.

Merci d’avoir lu cette chronique jusqu’au bout et à très bientôt sur le blog. N’hésitez pas à me rejoindre sur les réseaux sociaux et à vous abonner au blog pour ne rien manquer.

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