Le garçon en pyjama rayé – John Boyne

« Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre, car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu’il s’agit de l’histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l’autre côté d’une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister ».

Salut les amis, j’espère que vous allez bien ?

Avant de commencer, il vous faut savoir deux petites choses :

La première : si vous n’avez jamais entendu parler de ce livre ou si vous ne savez absolument pas de quoi il parle, je vous conseille de l’acheter, de le lire et ensuite de revenir lire cette chronique.

La deuxième : si vous avez déjà entendu parler de ce livre et savez plus ou moins de quoi il s’agit, n’hésitez pas à continuer à lire cette chronique si vous voulez en savoir un tout petit peu plus.

Dans les deux cas mon résumé sera bref et concis pour que vous puissiez découvrir pleinement cette histoire.

« Le garçon en pyjama rayé » qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’une fiction écrite par John Boyne, en 2007 et qui a connu un très grand succès, à tel point qu’une adaptation cinématographique réalisée par Mark Herman est sortie en 2008. John Boyne est un auteur irlandais publié dans plusieurs pays du monde.  Vous pouvez vous procurer ce livre au format poche pour 6,60€ (folio junior).

John Boyne

 

De quoi ça parle ?

Bruno 8 ans, a quitté sa ville natale, Berlin pour «Hoche-Vite» comme il l’appelle, pour les besoins du travail de son père : un commandant Allemand. Avec sa famille, sa grande sœur (12 ans), sa mère, son père, et leur bonne, ils vont emménager dans une grande et vieille maison de campagne isolé du monde et particulièrement de la guerre qui frappe Berlin. Bruno ne sera pas très enchanté par cette idée puisqu’il devra renoncer à ses habitudes berlinoises et à ses amis. À « Hoche-vite », par le biais de la fenêtre de sa chambre, Bruno va découvrir au loin une ferme étrange. Les gens y sont habillés d’une drôle de façon, « ils sont tous en pyjamas ». Un jour, alors qu’il explorait dans la forêt, il se retrouva au pied d’un mur de barbelais. N’est-ce donc pas la ferme qu’il voyait de sa chambre ? À l’intérieur de cette ferme, il fait la rencontre de Scmuel, un petit garçon de son âge au teint pâle et crasseux avec qui, il va peu à peu se lier d’amitié.

Vous adulte, vous comprenez déjà de quoi il s’agit n’est-ce pas ?

Et si pour une fois nous avions le point de vue d’un enfant de bonne famille allemande ?

Bruno ne s’intéresse pas vraiment à ce qui se passe dans son pays. Ce qui l’intéresse c’est les histoires d’aventures, faire des expéditions. Son rêve est d’ailleurs de devenir un explorateur. Vous êtes-vous déjà demandé à quoi pouvait ressembler la vie d’une famille de nazis et en particulier des enfants en bas âge qui n’ont peut-être pas encore conscience du monde auquel ils vivent ? C’est le cas de notre petit Bruno,

Via son point de vue, nous allons découvrir un univers que nous connaissant fort bien : la Seconde Guerre mondiale, le camp d’Aushwitz, la Shoah, mais à travers des yeux encore innocents et purs. Du haut de ses 8 ans, Bruno, n’est nullement conscient du massacre qui se déroule près de sa maison, ne serait-ce que du travail de son père et de son rang (plus haut placé qu’il ne l’imagine). Ça semble incroyable, comment ne peut-il pas voir ce qui se trame autour de lui ? L’innocence les amis, l’innocence !

Ce livre est avant tout une histoire d’amitié

Ne vous attendez pas à lire un témoignage violent auquel nous sommes souvent plus habitués pour ce genre d’histoire. Il n’y a rien de tel. Ce que met en lumière Joyne Boyce est avant tout cette amitié improbable à l’époque entre un jeune juif et un jeune garçon de bonne famille allemande. Cette façon de nous faire comprendre que malgré les étiquettes qu’on leur impose, un enfant reste un enfant. Il se fiche de du statut de l’autre. Ce qui leur importe c’est de s’amuser et de tisser des liens.

Cette part d’insouciance que l’on trouve chez Bruno, à l’instar de sa grande sœur qui est l’exemple même du bourrage de crâne Nazi, est également présente chez Schmuel. Il s’est pourquoi il est dans ce camp, mais n’est pas réellement conscient des monstruosités qui s’y opèrent.

Un roman qui m’a transcendé.

Lecture légère, sans violence apparente et pourtant si touchante. Elle est à mettre entre toutes les mains, jeune comme adulte. Le chemin emprunté à la fin de l’histoire, par l’auteur, m’a tellement bouleversé. J’étais loin de m’imaginer ce qui allait se passer. C’est un livre que l’on devrait tous lire. Et si le livre ne vous enchante pas plus que ça, le film est très fidèle au bouquin (disponible sur Netflix). J’ai, d’ailleurs, préféré le personnage de la mère dans le film qui était plus soucieuse du cas de ses enfants et du travail de son mari que dans le livre où elle paraissait un peu trop détachée. C’est triste à dire mais à la fin de ma lecture, j’ai penser à cette si célèbre citation : « Ne fait pas aux autres, ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse ».

En bref, j’ai adoré cette lecture qui est à mon sens un indispensable de la littérature jeunesse. Si vous l’avez déjà lu, qu’en avez-vous pensé. Et si ce n’est pas le cas, cela vous donne-t-il envie de le lire ?

Merci d’avoir lu cette chronique jusqu’au bout et à très bientôt sur le blog 😉

Des bisous, Effy Dreams

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