Carrie – Stephen King

Carrie – Stephen King

« – Rouge,murmura maman. J’aurais dû m’en douter qu’elle serait rouge. (…) Je vois tes salbosses. Tout le monde va les voir. Ils vont regarder ton corps. Le livre dit…

– Ce sont mes seins, maman. Toutes les femmes en ont.

– Enlève cette robe, dit maman.

– Nonn.

– Enlève cette robe, Carrie. Nous allons descendre et la bruler dans l’incinérateur; ensuite nous ferons des prières pour obtenir le pardon de Dieu. Nous ferons pénitence.(…) »


Salut les amis, j’espère que vous allez bien ?

C’est parti pour un nouveau roman de Stephen King. Je vous préviens il y en aura de plus en plus sur le blog car j’entreprends de lire de plus en plus d’œuvres de cet auteur. Pour la petite anecdote, étant une amatrice de thriller (depuis peu tout de même), une collègue à moi fut étonné de savoir que je n’avais jamais lu de Stephen King. Je fus moi-même étonnée car j’avais déjà lu deux nouvelles sur trois de l’auteur, recueilli dans son ouvrage « Nuit noir, étoile mortes » (éditions France loisirs) et que j’avais beaucoup aimé d’ailleurs. Puis ensuite plus rien. Jusqu’à ce que j’entreprenne de lire « Ça », au mauvais moment semblerait-il (je vous dis tout ici). Après avoir échoué à finir Ça, je tenais vraiment à lire du Stephen King. Ne sachant pas par quoi commencer, j’ai opté pour son tout premier roman, qui de surcroît est assez court et dont je connaissais déjà l‘histoire. Parfait pour palier à la longueur de Ça. Carrie n’est pas sa meilleure œuvre, mais a néanmoins eu pas mal de succès auprès du grand public.

Il s’agit du premier roman d’horreur de Stephen King publié en 1974. Est-ce nécessaire de vous présenter cet auteur ? Je ne pense pas. Même si vous n’avez jamais lu l’un de ses livres, je parie que vous le connaissez quand même. Ces œuvres sont régulièrement adaptés au cinéma. Carrie a d’ailleurs eu droit à plusieurs adaptations (en 1974, 1999, 2002 et 2013). J’ai d’ailleurs déjà vu la dernière en date : Carry la vengeance de Kimberley Pierce (2013).

Quatrième de couverture

« À dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec difficulté… Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau… »

« Vous étiez des gosses, dit-il, les gosses ne savent pas ce qu’ils font. Ils ne se doutent même pas que leurs réactions risquent de blesser, réellement, profondément les autres. »

Pour être honnête avec vous, au début, j’étais un peu perdu. Il n’y a pas de chapitre dans ce roman et des évènements passés se mêlent à des évènements présents. Puisqu’il n’y a pas de séparation visuelle entre chaque action, j’ai trouvé cela un peu confus.

Un exemple : on passe régulièrement de l’histoire de Carrie, à une enquête de police la concernant et dont on ignore la cause, puis au passé de sa mère. En plein milieu du récit on trouve des anecdotes sur la télékinésie, mais également des revues scientifiques. Ce qui a amené que parfois j’ignorais qui parlait, qui était le narrateur de l’histoire et à qu’elle moment on se détachait de l’histoire initiale pour passer à ces témoignages. Alors, il se pourrait aussi que je n’ai pas été très attentive au début du roman. Néanmoins, j’avais très vite compris une chose, un incident grave s’était passé, une nuit, dans une paisible ville. Et Carrie en était peut être l’instigatrice.

C’est notamment grâce des témoignages recueillis que nous, lecteurs, obtenions de plus en plus d’information sur ce qui s’est passé cette nuit-là. Je dirais même du drame qui s’est déroulé et qui implique vraisemblablement Carrie, sa mère et des élèves du lycée. Qu’a-t-elle donc fait ? Qu’a fait Carrie White ? Dans ces témoignages chacun y vas de son avis pour tenter de comprendre la psychologie des personnages. Parmi eux, il y a eu Sue Small, l’une des survivantes du drame qui tente, tant bien que mal de donner la stricte vérité sur le déroulement de ce qu’on va appeler « la catastrophe ». Elle va tenter de faire taire les différentes rumeurs et spéculations après l’incident.

« Carrie recula jusqu’au fond de l’un des quatre grands compartiments de la douche et, lentement, s’affala sur le sol, adossée à la cloison. De longs gémissements irrépressibles s’échappaient de ses lèvres. Ses yeux chavirés, noyés de larmes, roulaient dans les orbites, évoquant ceux d’un porc à l’abattoir. »

Carrie une solitaire

Elle n’a pas vraiment d’amis et se fait régulièrement harcelé par les élèves de son lycée. Je pense notamment à l’incident de la douche (pour ceux qui ont lu le livre ou vu les films). Cet harcèlement éreintant a éveillé en Carrie un pouvoir qui sommeillait en elle. Cependant, Sue une élève de son lycée fut la seule élève à se préoccuper d’elle. Notamment depuis un l’incident de la douche qui lui fit amèrement regretter son geste. Carrie deviendra une obsession pour elle et elle fera de son mieux pour se rattraper.

Au fil de l’histoire on finit, par comprendre l’ampleur des dégâts de cette fameuse nuit et comment Carrie s’y est prise pour en arriver là, mais on ignore toujours pourquoi.

Au final, j’ai fini par comprendre qu’en réalité ce roman relayait les faits comme ce que l’on peut voir dans les faits divers relatant des crimes commis ou des affaires policières non résolu. Cela m’a énormément fait penser aux émissions de télé qui parlent de crimes et où on fait appel à des spécialistes, des psychologues, des témoins etc. Vous voyez où je veux en venir ?

« Au mur, Dieu me regarde. Avec son visage de pierre. Il me dit qu’il m’aime. Mais s’il m’aime pourquoi. Suis-je si seule ? »

photo – © Dick Dickinson

Ce qu’a fait Stephen King est juste brillant et particulièrement réaliste car nous avons vraiment l’impression de lire une histoire qui aurait vraiment pu exister. On n’avait pas l’impression de se retrouver face à une fiction imaginée de toute pièce. Même si au début j’ai eu un peu de mal à me situer dans l’histoire, j’ai fini par comprendre le style de Stephen King. Et je peux maintenant dire que j’ai hâte de découvrir plus de roman de cet auteur. Même s’il ne s’agit pas de sa meilleure œuvre, je vous la recommence car l’histoire en vaut la peine. Pour débuter avec l’auteur il est parfait.

Merci d’avoir lu cette chronique jusqu’au bout et à très bientôt sur le blog. N’hésitez pas à me rejoindre sur les réseaux sociaux et à vous abonner au blog pour ne rien manquer.

4 Commentaires

  1. 20 mai 2019 / 19:39

    Je n’en ai plus beaucoup de souvenirs, ça n’aura pas été un des livres de Stephen King qui m’a le plus marqué, mais je me rappelle avoir bien aimé l’histoire et comme toi, j’avais trouvé le tout très réaliste ce qui est la force de l’auteur.

    • 27 mai 2019 / 21:50

      Tu n’es pas la seule, ce roman n’est pas celui qui marque le plus les gens tant il a fait de nombreux best-seller par la suite. A telle point que je ne saurais quoi lire ensuite 😅

    • 20 avril 2019 / 23:11

      Merci 😁 Je dois avouer qu’il a écrit tellement de livres que j’ignorais quoi lire ensuite !

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