Ma sélection du mois : Janvier 2019

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Salut les amis j’espère que vous allez bien ?

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter à tous une très bonne année. Je ne vais pas m’éterniser mais je souhaite que vous accomplissiez tout ce dont vous espérer. Ne soyez pas trop gourmand en résolutions.  A mes yeux le principal c’est que l’on s’accepte tel que l’on est avant d’espérer devenir la meilleure version de nous-mêmes. En ce qui me concerne, je reprends petit à petit ce blog en main et je reprends énormément de plaisir à écrire à nouveau. Je ne sais pas où ça me mènera, mais pour l’instant je garde espoir.

Pour ce RDV, Je vous présente chaque mois, les nouveautés qui m’intéresse le plus. Tenez-vous prêt, la liste est longue.

Dans la neige – Danya Kukafka. (1er JAN)

Dans cette petite ville du Colorado, on adore ou on déteste Lucinda Hayes, qui, à 14 ans déjà, ne laisse personne indifférent. Surtout pas Cameron, son camarade de classe, qui passe son temps à l’épier, ni Jade, une amie d’enfance, qui la jalouse atrocement. Encore moins Russ, qui enquête sur sa morte brutale. On vient en effet de retrouver le corps de Lucinda dans la neige. Chacun leur tour, Cameron, Jade et Russ évoquent la jeune fille, leurs rapports, leurs secrets. Vite, leur enquête tourne à l’obsession : tous trois savent en effet que la vérité peut les sauver ou les détruire.

La légende prétend qu’on ne peut rien dissimuler dans les petites villes. Sauf, peut-être, ce que les gens préfèrent ne pas voir. Danya Kukafka piège ici avec une maestria folle ses personnages tout autant que son lecteur, qui, surpris par ce qu’il découvre chaque chapitre, n’en finit pas de changer d’avis sur les principaux protagonistes de l’histoire, jusqu’à une conclusion des plus inattendues.

Rompre – Yann Moix (2 JAN)

Avec ce roman, Yann Moix revient à son thème de prédilection : l’amour (et ses dépendances : la jalousie, la haine, la rivalité, la séduction, l’addiction, etc…)

Et son livre prend la forme d’un dialogue imaginaire (à la manière du Neveu de Rameau de Diderot, ou de L’idée fixe de Paul Valéry) où Yann Moix bavarde, à la terrasse d’un café, avec un ami qui tente de le consoler à la suite de sa dernière déconvenue amoureuse…

Dans un roman précédent, l’auteur avait choisi, comme incipit : « Ce que les femmes préfèrent, chez moi, c’est me quitter »…

L’inverse eut été plus exact car, dans ce livre – précisément intitulé « Rompre » -, le narrateur confesse qu’il ne peut s’empêcher de mettre un terme très prématuré à chacune de ses aventures, de les « rompre » tant il craint d’aimer et d’être aimé…

Evidemment, cette disposition mentale vient de loin : de l’enfance, de douleurs enfouies, d’humiliations passées…

Mais tout, ici, prend un aspect drolatique et fort peu psychanalytique.

Dans ce dialogue, la « rupture » sert ainsi de prétexte à une variation sur la solitude, sur la jalousie, sur l’enfer narcissique, sur la violence amoureuse.

Formules et aphorismes fusent sous la plume moixienne.

L’écrivain se reproche, au fond, de ne pas savoir aimer – les femmes, bien sûr, mais aussi, et surtout, lui-même.

Et c’est sur cette note tenue qu’il compose ce « journal d’un séducteur-destructeur ».

Sherlock, Lupin & moi, Tome 6 : Les ombres de la Seine (2 JAN)

Automne 1871. La guerre contre la Prusse est enfin finie, et Irene et sa famille retrouvent avec bonheur leur appartement parisien. Évidemment, c’est aussi l’occasion pour la jeune fille de retrouver ses deux acolytes, Arsène Lupin et Sherlock Holmes. Le trio d’enquêteurs se reforme vite, un nouveau mystère les attend. Le cousin d’Arsène, Fabien d’Andrésy vient de se volatiliser, après, semble-t-il, une sortie dans les bas-fonds parisiens.

Essayant de glaner quelques informations dans une taverne mal famée, les trois amis se retrouvent au coeur d’une guerre entre bandes rivales. Les retrouvailles promettent d’être mouvementées !

San Perdido – David Zukerman (2 JAN)

Qu’est-ce qu’un héros, sinon un homme qui réalise un jour les rêves secrets de tout un peuple ?

Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n’a pour seul talent apparent qu’une force singulière dans les mains.

Il va pourtant survivre et devenir une légende. Venu de nulle part, cet enfant mystérieux au regard magnétique endossera le rôle de justicier silencieux au service des femmes et des opprimés et deviendra le héros d’une population jusque-là oubliée de Dieu.

Handsome Harry – James Carlos Blake (3 JAN)

Dans la bande de John Dillinger, il y a Red, Charley, Russell et moi, « Handsome Harry » Pierpont. S’il y avait eu un chef, ça aurait été moi, même John le dit. Mais John aime avoir sa photo dans les journaux et faire le malin devant les dames, alors on ne se souvient que de lui. Il est le plus cool d’entre nous, je vous le garantis, sur un boulot comme sous les balles. Nous prenons l’argent là où il se trouve : dans les banques. Sans nous vanter, en matière de casse, nous sommes les meilleurs. Un chauffeur, trois ou quatre gars motivés, une voiture de remplacement, et le tour est joué.

Les journaux disent que nous sommes dangereux, l’Ennemi public n°1 : n’exagérons rien. On ne veut de mal à personne, on aime juste les belles voitures, les jolies filles et les fêtes entre copains. On sait bien que ça ne va pas durer, que les flics nous attraperont un jour ou l’autre. En attendant, on profite de la vie.

La part rêvée – Rodrigo Fresan (3 JAN)

Une mystérieuse fondation dédiée à la préservation des songes les plus extraordinaires. Une sœur qui réécrit du fond de l’espace LesHauts de Hurlevent. Un génie littéraire addict aux papillons. Des parents psychédéliques mettant en scène dans les supermarchés les guérillas des années soixante-dix. Une ville où les librairies sont insomniaques. Et un écrivain qui, lui non plus, ne dort pas, et tente de retrouver un rêve d’enfance.

Après avoir exploré les rouages de l’imagination dans La Part inventée, Rodrigo Fresán poursuit sa trilogie sur les coulisses de la création en plongeant dans les engrenages d’une matière première aussi universelle que mystérieuse : les rêves.

Livre envoûtant et vertigineux, placé sous le haut patronage d’Emily Brontë, de Bob Dylan et de Vladimir Nabokov, La Part rêvée nous offre une clé des songes et des insomnies, comme seul le grand écrivain argentin pouvait en façonner. Ce magnifique voyage au cœur des mécanismes secrets qui régissent les grandes oeuvres littéraires peut se lire aussi comme une autobiographie cryptée et un cri de révolte face à l’appauvrissement de l’écriture et de la lecture à l’ère numérique.

« Si Borges et Pynchon étaient sur un bateau… ce serait Fresán qui sortirait de l’eau. » Gilles Heuré, Télérama

Le mangeur de livre – Stéphan Malandrin (3 JAN)

Adar Cardoso et Faustino da Silva, deux petits garnements de Lisbonne, rois de la bêtise, spécialistes ès rapines de pâtés, tripailles et saucisses, sont attrapés par un curé qui les enferme dans la crypte de son église et se promet de les éduquer à coups de claques. Nous sommes en 1488, juste avant la diffusion de l’imprimerie dans la péninsule Ibérique. Adar trouve un vieux codex écrit sur le plus fin vélin et, se voyant mourir de faim, le mange en entier. Le livre était empoisonné : voilà l’enfant condamné à hanter les bibliothèques de la ville à la recherche d’autres précieux codex. Il n’aura de cesse de les mettre en charpie et de les dévorer, devenant ainsi le Mangeur de livres, celui dont tout le monde veut la mort.

Frères sorcières – Antoine Volodine (3 JAN)

Trois voix puissantes, toutes liées au théâtre, à la féminité, au chamanisme et à la mort.

Dans un pays de montagnes et de désert, une petite troupe itinérante est attaquée par des bandits. Bien vite, l’unique survivante est entraînée dans la vie criminelle et sauvage de ses ravisseurs. Esclave sexuelle d’un chef, elle reste obsédée par un cantopéra composé de vociférations magiques qui s’adressent à toutes les petites sœurs du malheur et qui les guident vers l’apaisement, vers l’art de mourir ou vers d’autres mondes. La deuxième voix reprend intégralement le texte de la pièce étrange qui habite la comédienne. La troisième voix répond aux deux autres. Elle raconte en une seule longue phrase sorcière le parcours sans fin, de renaissance en renaissance, d’un être sans genre, tantôt masculin, tantôt féminin, qui erre dans l’espace noir.

Des aventures violentes et démoniaques, marquées par une sexualité délirante mais aussi par la nostalgie de la déclamation, de la parole et du souffle. Et de la survie coûte que coûte.

Les enchaînés – Jean Yves Martinez (3 JAN)

Un jeune homme débarque dans un petit village de la Drôme. En plein hiver. Il arrive du Sénégal, sans-papier, il a dû se frayer un chemin à travers l’Espagne, mentir, endurer foyer, centre de rétention pour arriver jusque-là. Et il cherche monsieur Denis. Ils se sont connus là-bas, en Afrique, monsieur Denis travaillait pour une ONG et David Sedar était son guide. Avant de partir, monsieur Denis lui a fait une promesse – et David Sedar tient à ce qu’elle soit honorée.

Dans une grande bâtisse isolée au cœur des bois, la femme de l’humanitaire accueille le réfugié. Car son mari a disparu, laissant derrière lui un mystérieux carnet et mille questions en suspens.

Et Diane veut des réponses. Que seul David Sedar peut lui apporter.

Mais dehors, les chiens rôdent…

La malédiction de Catacombe Hill – Charlotte Salter – (9 JAN)

Dans un monde cerné par des mers remplies de monstrueuses créatures, les parents de Sophie, 12 ans, pris d’un soudain accès de fièvre marine, décident de vendre leur fille comme servante afin de se payer des tickets pour le Nouveau Continent, loin des monstres et de l’océan. La jeune fille est désormais emprisonnée dans le manoir de l’île de Catacomb Hill, un endroit inquiétant, habité par des êtres à moitié fous : La Cuirassée, l’imposante maîtresse des lieux, veuve de Laurel, inventeur de génie, mort noyé quelques années plus tôt, et ses fils, Ralf et Gail, jumeaux fourbes et cruels.

Le travail de Sophie consiste à nourrir les créatures marines afin de les empêcher de s’en prendre à la maison. Le jeune fille doit aussi composer avec la cruauté de la Cuirassée et de ses fils. En fouillant la maison, elle retrouve des messages des précédentes domestiques qui révèlent ne plus supporter la vie dans le manoir. Mais se sont-elles enfuies ou ont-elles été dévorées par les monstres marins ? Pour réussir à quitter le manoir maudit, Sophie décide d’aider Cartwight, le neveu chéri de Laurel, dans sa quête : retrouver la Boîte aux Monstres, dernière invention de son oncle, censée guérir l’épidémie de fièvre marine qui a décimé le pays de tous ses habitants, soudain frappés de folie.

Mais peut-elle se fier à lui ? Les jumeaux sous-entendent que leur cousin ne serait pas étranger à la disparition des anciennes servantes…

Caraval, Tome 2, Legendary (9 JAN)

À la fin de « Caraval », Donatella a reçu la lettre d’un mystérieux « ami » lui demandant de payer sa dette. C’est en effet grâce à lui qu’elle et sa soeur ont pu participer au jeu. Il la somme de découvrir la véritable identité de Légende, le maître de Caraval. Si elle réussit, il promet de lui amener sa mère, qui les a quittées huit ans plus tôt. Donatella se rend donc à Valanda pour participer à la nouvelle édition de Caraval, organisée pour les 70 ans de l’impératrice Élantine.

Une fois arrivée dans la capitale, les ennuis commencent. Dante, le séducteur qu’elle a embrassé à la fin du Caraval précédent, fait croire que Tella est la fiancée de l’héritier du trône, Jacks. Ce dernier ressemble étrangement au Prince des Cœurs, l’un des puissants mages que Légende aurait enfermés dans un jeu de cartes pour voler ses pouvoirs…

Reste avec moi – Ayobami Adebayo (9 JAN)

Yejide espère un miracle. Un enfant. C’est ce que son mari attend, ce que sa belle famille attend, et elle a tout essayé. Mais quand une délégation familiale se présente à sa porte escortant une jeune femme, son univers vacille. Accepter une seconde épouse, c’est au-dessus de ses forces.

“Un déchirant roman sur comment le désir d’enfant peut détruire une femme, un mariage, une famille” – The Economist

Née à Lagos, Ayobami Adebayo a étudié l’écriture aux côtés de Chimamanda Ngozi Adichie et Margaret Atwood. À tout juste 29 ans, elle est l’auteure d’une œuvre saluée par de nombreux prix littéraire et reconnue comme une écrivaine d’exception. Reste avec moi, son premier roman, a été traduit dans 18 pays. Avec une grâce extraordinaire et une grande sagesse, elle écrit sur l’amour, la perte et la rédemption.

Nos vies en l’air – Manon Farhetton (9 JAN)

Mina et Océan. Ces deux-là se retrouvent par hasard sur le toit d’un immeuble parisien. ils ont choisi le même spot, ce soir, pour en finir. Mais leur rencontre bouleverse ce projet: ils décident de s’accorder la nuit dans la ville, ensemble.

Une nuit comme un sursis. Une nuit où tout peut arriver. Une nuit rythmée par les défis, les échos du passé et la liberté vibrante de l’inconnu. Jusqu’à l’aube, qui sera l’heure de la décision…

L’erreur – Susi Fox (10 JAN)

Le pire est arrivé. Mais personne ne vous croit.

Sasha a toujours voulu un bébé.

Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on lui amène n’est pas le sien.

La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours.

Pour tous, Sasha souffre d’un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences.

Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ?

Rue du Dragon couché – Chi Wei Jan (16 JANV)

Que faire à Taipei quand on adore le roman policier, la philosophie et le Kung-fu sinon s’installer Rue du Dragon couché, au coeur du quartier des pompes funèbres, et y devenir détective privé ?

C’est ainsi que Wu-cheng, dramaturge raté qui en veut à tout le monde après que son couple s’est désagrégé, décide de tout envoyer valser : il quitte son poste à l’université, déménage et devient détective privé par amour des intrigues.

Très vite, il reçoit la visite d’une certaine Mme Lin, inquiète que sa fille ne parle plus à son père. Une histoire a priori anodine mais qui, une fois réglée, lui redonne des ailes : le voilà convaincu de pouvoir traquer le premier serial killer de Taïwan, un bouddhiste fou. Passionné, il se donne corps et âme dans l’enquête, se déplaçant sur les scènes de crime… jusqu’à éveiller les soupçons de la police. RDV étranges, caméras de surveillance et ragots divers, tout l’incrimine. Une seule solution : débusquer ce meurtrier qui semble très bien le connaître…

Entre les lignes – Michelle Adams (16 JAN)

Vous êtes à l’hôpital et vous ne vous souvenez de rien. À qui pouvez-vous faire confiance ?

Fascinant, bourré de suspense et de retournements, ce thriller psychologique vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page. Fans de Sisters de Michelle Adams et du Couple d’à côté de Shari Lapena, ce livre est pour vous !

Quand Chloé Daniels ouvre les yeux, elle n’a aucun souvenir des événements qui l’ont conduite à l’hôpital. Complètement amnésique, elle ne reconnaît personne autour d’elle – ni sa famille ni son reflet dans le miroir. Elle a tout oublié, même son prénom.

De retour à la maison, ses parents lui racontent peu à peu sa vie d’avant : avocate, elle était séparée d’un mari violent et mère d’un enfant… Un enfant mort, par sa faute, dans l’accident de voiture dont elle a réchappé.

Pour calmer ses angoisses, Chloé peut compter sur son père, psychiatre, et sur un de ses collègues. Mais les séances d’hypnose virent au cauchemar. Quel rôle a-t-elle vraiment joué dans l’accident ? Qui est cet homme qui la menace constamment ?

Prisonnière d’une mémoire défaillante, complètement dépendante, Chloé veut comprendre pourquoi on lui ment.

L’étranger dans la maison – Shari Lapena (17 JAN)

 » Comment te sens-tu ?  » Elle voudrait répondre  » terrifiée « . À la place, elle dit, avec un faible sourire :  » Heureuse d’être à la maison.  »

Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…

L’ours et le Rossignol – Katherin Arden (17 JAN)

Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L’Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.

L’outsider – Stephen King (30 JAN)

PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.

Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.

Et si c’était vrai ?

Une sirène à Paris – Mathias Malzieu (30 JAN)

« L’ingrédient magique, c’est l’amour. Car il permet la cristallisation du rêve. Saupoudrez le tout d’une pincée de surprise, et votre vie aura un goût exquis ! »

Après le bouleversant Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu retrouve la veine du merveilleux de La Mécanique du coeur avec cette Sirène à Paris, l’histoire d’amour impossible entre un homme et une sirène dans le Paris contemporain. Nous sommes en juin 2016, la Seine est en crue. De nombreuses disparitions sont signalées sur les quais. Attiré par un chant aussi étrange que beau, Gaspard Snow découvre le corps d’une sirène blessée, inanimée sous un pont de Paris. 

Il décide de la ramener chez lui pour la soigner, mais tout ne passe se pas comme prévu. La sirène explique à Gaspard que les hommes qui entendent sa voix tombent si intensément amoureux d’elle qu’ils en meurent tous en moins de trois jours. Quant à elle, il lui sera impossible de survivre longtemps loin de son élément naturel…

À travers ce conte moderne, Mathias Malzieu questionne l’engagement poétique et le pouvoir de l’imagination dans une époque troublée. Ce livre est une déclaration d’amour à l’amour, au panache, à l’épique, à la camaraderie et à la surprise. 

Selfies – Jussi Alder Olsen (2 JAN)

Nouveau défi pour le Département V de la police de Copenhague : un « serial » chauffard dont les victimes sont des femmes jeunes, jolies et… pauvres. Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne dont le but est de les éliminer une par une.

L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses assistants fidèles Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus indispensable que jamais, est assaillie par les fantômes de son passé et sombre dans la folie…

Dans les angles morts – Elisabeth Brundage (2 JAN)

Fin février 1979, Chosen, petite ville étriquée et appauvrie, en passe d’être repeuplée par de riches New-Yorkais. George Clare rentre chez lui et trouve sa femme assassinée. Leur fille de trois ans, seule dans sa chambre, est saine et sauve. Pour le shérif Travis Lawton, George est le premier suspect. Huit mois plus tôt, le couple avait acheté la ferme des Hale pour une bouchée de pain, George omettant de dire à sa femme que les anciens propriétaires, acculés par les dettes, s’y étaient suicidés, laissant trois orphelins, Eddy, Wade et Cole. Dans les angles morts est aussi l’histoire des frères Hale, et celle de la maison de leur enfance.

Une fresque d’une étonnante profondeur. Un grand roman américain. Cécile Mury, Télérama.

Conteuse puissante, Elizabeth Brundage se montre aussi douée pour le suspense que pour la psychologie. Alexandre Fillon, Le Figaro littéraire.

Un roman prodigieusement captivant. Sabine Audrerie, La Croix.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud.

Fantazmë – Niko Tackian (2 JAN)

COMMENT ÊTRE UN BON FLIC QUAND LES VICTIMES SONT AUSSI DES BOURREAUX ?

Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.

Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre où s’affronteront inévitablement son devoir de policier et ses sentiments d’être humain.

Ces rêves qu’on piétine – Sébastien Spitzer (2 JAN)

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.

Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.

Elle aurait pu le sauver.

Elle s’appelle Magda Goebbels.

Merci d’avoir lu cette chronique jusqu’au bout et à très bientôt sur le blog. N’hésitez pas à me rejoindre sur les réseaux sociaux et à vous abonner au blog pour ne rien manquer.

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